[live report] - Ghostown un truc de ouf en culture libre
Le libre (la Free attitude) ne se limite au net. Dans ce que l'on appel la vie réel il existe plein de monde qui bien souvant, dans l'ombre des organisations à but lucratives, travail par passion à faire de notre société un monde plus libre.
Cette semaine d'octobre entre pluie et soleil, avait lieu le Festival Diffuz, un évennement destiné à propager et faire connaître la culture libre entre autre par le biais de la musique. Beaucoup de domaines sont touchés, je vous invite à aller voir le site www.diffuz.org pour voir un peu l'étendu de l'action (concerts, reflexions, logiciels, associations ...).
Après les présentations venons en au but de ce billet. Ghostown c'est un truc de ouf ! Dans le cadre du festival, un concert était organisé dans le restaurant le Baloard dans le centre de Montpellier (et oui toujours). Et bien je ne connaissais pas du tout "le spot", ça m'a bien étonné d'ailleurs. La soirée était annoncée hip hop et hip hop expérimental, ok je m'habille "hardcore",
baggy troué et casquette/bonnet sur le crâne et je me retrouve devant un resto entre chic et bobo ... je tourne deux minutes sur moi-même et me décide à rentrer pour demander mon chemin en m'attendant à un "Monsieur il ne faut pas rester là, il faut partir maintenant". Et bien pas du tout ! Bienvenue dans le Montpellier Underground, tout se passe au sous-sols (d'ailleurs il y avait bien plus de monde qu'au rez-de-chaussé).
Après quelques bières le concert démarre et quel choc, la ville fantôme m'aspire. Les convives n'osent pas trop avancer, c'est vrai, se trouver à la même hauteur que les musiciens ça fait un peu peur; même si la foule s'agglutine derrière. Pas d'inquiétudes, les maîtres de céremonie ont du feu sous la pédale. Il ne faudra pas plus de deux morceaux pour que la salle soit chaude.
Ghostown c'est une lineup assez particulière par rapport au standard "des groupes de rap". Kirsa avec sa platine électro-mecanique aux scratches, John The Baptist, aux allures de Tom morello à la guitare et Mc Rael au clavier et au chant (flowfull guy). Le son est parfois un peu sombre, parfois festif, mais surtout il permet de voyager. La qualité des compositions est digne d'être reconnu et on ne peut rester insensible quand ils jouent. Je le dis, ce n'est pas de la musique d'ambiance, c'est un son que l'on vit. Alors, bien que le style est largement hip hop, nous aurons droit à quelques sessions jungle, électro voir même techno.
Pour ceux qui me connaissent, vous savez que j'ai tendance à faire des bourdes à balancer des trucs pas drôle du tout ou trop cynique, souvant parceque je vais chercher ça un peu loin... Après une intervention du chanteur entre deux morceaux avec son accent si particulier, je balance avec une prononciation germanique un "...Avant que les Allemands arrivent" (en réference au film Snatch) .... Hmmm, mais je savais pas que Mc Real était d'origine écossaise, je croyais qu'il déconnait!
Tout ça pour dire que les membres de Ghostown sont très sympa et sortie de leur prestation ils n'hésitent pas à boire un coup et tapper la causette avec le publique.
Merci encore Ghostown c'était énorme.
Pour finir rapidement sur le reste de la soirée, il y avait aussi L'autre moitié de l'homme. Je n'ai pas beaucoup écouté, mais c'est en tout cas très spécial, un hip hop experimental, je crois que des mecs sous keta pourront comprendre plus facilement ce son. Dark hip hop ou Hip hop goth? Au choix. C'est très sombre, le beat est minimaliste et pour cause, c'est joué avec les doigts sur une sorte de batterie electronique portative. Il y a des ralentissements, des accélérations, le flow du chanteur est entre prose et rap, les nappes sont faites à la guitare ou au clavier, difficile à définir.
À noter que la performance est suivie par un Vidjay©, Raticide nous fait un live vidéo et c'est bien quelque chose que j'aimerai voir plus souvant.
Plus d'infos et téléchargement de Ghostown :
http://www.hiphop-rural.com et boxson.net